POSTED BY admin2824 | Sep, 15, 2017 |

Le 30 juin 2017, l’UNESCO a lancé une série de conférences thématiques dans le cadre du « Soft power de l’UNESCO aujourd’hui » pour promouvoir l’autonomisation et le leadership des femmes.

Cette série de conférences a été inaugurée par une conférence de haut niveau sur le thème de « promouvoir l’autonomisation et le leadership des femmes », soulignant l’égalité des genres en tant qu’une des deux priorités globales de l’UNESCO.

La Fondation a octroyé un don de 150.000 euros pour soutenir cette initiative importante.

Dans son discours d’ouverture, Madame Irina Bukova, directrice générale de l’UNESCO a souligné l’importance de renforcer les outils pour l’autonomisation des femmes en commençant par leur éducation : « le leadership n’est pas un don de la nature – il faut le nourrir. Cela doit commencer sur les bancs des écoles, » a-t-elle déclaré.

Monsieur Mohamed Hmayen Bouamatou, Fondateur et Président de la Fondation pour l’égalité des chances en Afrique a salué l’action de l’UNESCO qui, depuis l’arrivée de Madame Irina Bukova, est devenue incontournable dans la promotion de valeurs sensibles à la Fondation telles que l’égalité des genres considérée comme un droit fondamental de la personne humaine, un fondement de la justice sociale, et une nécessité économique.

« Depuis presque trente ans, je m’active dans mon pays, puis dans ma sous-région, pour faciliter l’accès à l’éducation des enfants, et à l’enseignement supérieur des femmes. J’ai construit de nombreuses écoles primaires, secondaires et des lycées dans mon pays la Mauritanie. […] Je contribue au fonctionnement d’un centre au Maroc hébergeant des lycéennes désireuses de pouvoir suivre des études supérieures. J’ai également fait construire en 2004 l’extension de la Maternité de l’hôpital Cheikh Zayed à Nouakchott pour lutter contre la mortalité maternelle. Il était naturel pour la Fondation d’appuyer l’UNESCO dans l’organisation de cette conférence. » Mohamed Bouamatou.

La conférence a réuni plus d’une cinquantaine de personnalités et d’experts de haut niveau renommés du monde entier. Parmi les invitées d’honneurs figurent notamment, S.E. Mme Marie-Louise Coleiro Preca, Présidente de la République de Malte, S.E. Dr Amal Abdullah Al Qubaisi, Présidente du Conseil national fédéral des Émirats arabes unis, S.E. Mme Rula Ghani, Première dame de la République islamique d’Afghanistan, S.E. Mme Tarja Halonen, ancienne Présidente de la République de Finlande, S.E. Mme Teresa Fernández de la Vega, ancienne vice Première ministre et Présidente de la  Fundación Mujeres por África, S.A.R. la Princesse Petra Laurentien des Pays-Bas, Princesse d’Orange-Nassau et Envoyée spéciale de l’UNESCO pour l’alphabétisation au service du développement, S.A.R. la Princesse Dana Firas, Présidente du Petra National Trust, S.E. Mme Aminata Touré, Envoyée spéciale du Chef de l’Etat, ancienne Première ministre de la  République du Sénégal, etc.

Beaucoup de femmes et jeunes filles engagées sur le terrain telles que Aminetou Mint Moctar, activiste féministe et anti-esclavagiste mauritanienne, Cécile Kyenge, députée européenne et première ministre italienne d’origine africaine, Tarcila Rivera Zea, Fondatrice du Centre des cultures autochtones du Pérou, Prof. Feride Acar, Professeure à Université technique du Moyen-Orient, Présidente du GREVIO ou encore la jeune cinéaste nigériane, défenseure de l’éducation pour les filles, Zuriel Oduwole ont pu débattre des différentes thématiques touchant la condition de la femme dans le monde. Parmi les problématiques discutées, il y a notamment la question de l’éducation des filles, la place des femmes en politique et dans le monde des affaires ainsi que le rôle des femmes dans le développement de la paix et la sécurité.

La conférence a permis de faire le constat de la situation des femmes aujourd’hui et de rappeler que les femmes, alors qu’elles représentent un peu plus de 50% de la population mondiale, restent sous-représentées dans les postes de pouvoir ainsi que dans le partage de la richesse mondiale. Moins de 4% seulement, c’est le nombre des femmes dirigeantes des 500 plus grandes entreprises du monde. Les femmes sont également parmi les premières victimes des conflits armés et restent exclues de la participation du processus de paix.

La conférence a également célébré les accomplissements de l’UNESCO et de beaucoup de femmes, auteures de changement dans leurs communautés. Ce fut l’occasion de rappeler qu’investir dans l’autonomisation et le leadership des femmes et l’éducation des jeunes filles est le meilleur moyen d’investir dans le futur.

« Si les femmes et les hommes participaient de manière égale sur le marché du travail, le PIB augmenterait de 5% aux Etats-Unis, de 7% au Japon et de 27% en Inde ». Madame Irina Bukova.

L’événement a été marqué par l’hommage à Simone Veil, figure universelle de la lutte pour les droits des femmes décédée le même jour. Le combat de Simone Veil, rescapée des Camps de la Mort, engagée contre le racisme et l’antisémitisme, fervente artisan de la construction Européenne démontre pertinemment que l’instauration d’une paix durable passera nécessairement par l’autonomisation et le développement du leadership des filles et femmes.

TAGS :